header

26 octobre 2016 : Congrès international de l'Imagerie médicale Journées Francophones de Radiologie

La radiologie est aujourd’hui le standard dans la surveillance de l’évolution des cancers sous traitement
 
Dr BOUMEHDI BOUNHIR 
Radiologue / Salé

DrBoumhdi 150 213Le personnel de radiologie est en général très sensible à la relation qui s'établit avec le patient, partageant ainsi les événements positifs ou négatifs de l'évolution de la maladie avec beaucoup d'empathie. Principales constatations lors des Journées Francophones de Radioogie, organisées dernièrement à Parsi. Par ailleurs, le suivi oncologique, notamment radiologique des patients atteints de cancers, le médecin radiologue, maillon essentiel dans la chaine du parcours oncologique et positionnement et pouvoir d’adaptabilité du médecin radiologue devant l’évolution incessante des armes thérapeutiques contre les cancers, sont quelques-unes des stations importantes de ce Congrès international de l'Imagerie médicale, qui a eu lieu à Paris du 14 au 17 octobre 2016. 
 
Lors de ce rendez-vous incontournable de toute la radiologie francophone, l’accent a été mis sur un thème qui occupe de plus en plus les radiologiques dans leur pratique quotidienne à savoir le suivi radiologiques de malades souffrant de cancers.
 
« Le patient oncologique bénéficie de progrès diagnostiques et thérapeutiques incessants, mais nécessite en conséquence un suivi toujours plus soutenu. Or l’imagerie est aujourd’hui le standard de la surveillance dans l’immense majorité des cas. Le patient est conscient du fait que des décisions et des informations pronostiques découlent de l’examen d’imagerie. Il est nécessaire de le prendre en compte et de répondre à ses attentes par une communication adaptée. C’est le rôle de toute l’équipe de radiologie. Pour le radiologue plus spécifiquement, il est impératif de suivre de près l’évolution très rapide des connaissances pour être un maillon-clé dans la chaîne du réseau de soin ». C’est l’une des déclarations fortes du Pr Yves Menu, président des JFR 2016.
 
JFR2016 597
 
En 2016, l'imagerie oncologique représente une part très significative, parfois même majoritaire de l'activité quotidienne en radiologie. Ce n'est pas étonnant car l'imagerie est un pilier essentiel pour le diagnostic, la caractérisation, le bilan d'extension, mais aussi, et de plus en plus, pour le suivi des traitements anti-cancéreux. Ceci a plusieurs conséquences sur la vie quotidienne des médecins radiologues. Tout d'abord il s'agit de patients qui vont venir plusieurs fois, et ce n'est pas anodin. Avec les progrès thérapeutiques, le nombre de contrôles augmente proportionnellement. Le patient devient un familier de la structure, voire même un "habitué". Il apprécie bien entendu d'être connu et reconnu. D'ailleurs, le personnel de radiologie est en général très sensible à la relation qui s'établit avec le patient, partageant ainsi les événements positifs ou négatifs de l'évolution de la maladie avec beaucoup d'empathie.
 
Dans le même temps, les traitements évoluent très vite. Après la période de la chimiothérapie cytotoxique, les thérapeutiques ciblées sont apparues et ont profondément modifié les méthodes d'évaluation. Aujourd'hui nous découvrons une autre révolution, celle de l'immunothérapie, qui oblige les radiologues à reconsidérer les moyens d'évaluation et en pratique à changer profondément leur façon d'évaluer le suivi des tumeurs.

Ainsi le radiologue doit maintenant mieux connaître la nature des traitements et leurs indications, identifier les drogues, en connaître le mécanisme d'action, les complications, et les spécificités pour en évaluer la réponse thérapeutique.
 
Les JFR 2016, ont été une occasion pour les radiologues d’acquérir de nouvelles armes pour relever les nouveaux défis. Il y a le « parcours oncologique » car il s'agit pour le radiologue de cheminer à travers le spectre des diverses tumeurs qui posent chacune des problèmes spécifiques. Il a été également fais référence au parcours du patient, pour un examen, depuis son arrivée dans le service de radiologie jusqu’à la transmission du compte rendu.

20 octobre 2016 : Journée internationale contre l’Ostéoporose

 
Une maladie osseuse qui peut handicaper la femme Marocaine à partir de 50 ans
 
Interview avec Dr EL AZIFI BOUTAYNA 
Rhumatologue à Casablanca
Dr Azifi IMG 7619
 
A l’occasion de la journée Mondiale de sensibilisation sur l’ostéoporose, Dr El AZIZFI Boutayna, rhumatologue à Casablanca, répond aux questions du Dr Anwar CHERKAOUI, directeur médical de www.sante21.ma, afin de mieux connaitre cette maladie silencieuse, l’ostéoporose, qui risque d'handicaper la femme Marocaine à partir de l’âge de 50 ans.
 
Pour Dr EL AZIZFI Boutayna, le capital osseux est constitué généralement au cours des 20 premières années de la vie. Il doit être préservé en veillant à avoir des apports suffisants en vitamine D, ainsi qu’en calcium et en ayant une activité physique régulière. Une alimentation variée permet de couvrir les besoins en calcium de 1200mg par jour. Les produits laitiers sont ceux qui en contiennent le plus. Les sardines et les anchois font partie des poissons qui contiennent le plus de calcium. Une exposition au soleil, entre 11H et 15H, bras et jambes découverts, durant 15 minutes, au moins deux fois par semaines, est nécessaire pour couvrir les besoins en vitamine D. Par ailleurs, au moindre signe de défaillance osseuse, chez une femme qui approche la cinquantaine, il faut consulter chez un rhumatologue.
 
Dr Anwar CHERKAOUI : Qu’est ce que l’ostéoporose ?
Dr EL AZIFI Boutayna : L’ostéoporose est une affection diffuse du squelette caractérisée par une diminution de la masse osseuse et des perturbations architecturales du tissu osseux entrainant une augmentation de la fragilité osseuse et du risque de fractures. Ce risque fracturaire est plus important au niveau de la colonne vertébrale, du poignet et des hanches et peut être la cause importante d’handicap et même de mortalité.
 
Dr Anwar CHERKAOUI: Qui sont les personnes à risque ?
Dr EL AZIFI Boutayna: Les femmes sont plus touchées que les hommes. Ce risque survient au-delà de 50 ans et a tendance à s’aggraver avec l’âge. L’ostéoporose touche plus de 35% des marocaines de plus de 50 ans et 60% chez les plus de 60 ans. L’ostéoporose post ménopausique est la forme primaire de la maladie et c’est la plus fréquente, mais ils existent des formes dites secondaires, à certaines pathologies (comme les rhumatismes inflammatoires chroniques..) et ou certains médicaments tels que les corticoïdes.
 
Dr Anwar CHERKAOUI: Quels sont les symptômes de l’ostéoporose ?
Dr EL AZIFI Boutayna: L’ostéoporose est une maladie silencieuse, ce qui fait sa gravite. Elle est généralement diagnostiquée tardivement suite à la survenue de fractures périphériques (poignet, hanche, métatarsiens…), ou aux douleurs dorso-lombaires qui signent la survenue d’une fracture vertébrale. C’est pour cela, que cette maladie, doit être suspectée et diagnostiquée devant la présence de facteurs de risque.
 
Dr Anwar CHERKAOUI : Quels sont ces facteurs de risque ?
Dr EL AZIFI Boutayna: les plus importants sont la ménopause précoce avant 45 ans, La prise de corticoïdes au long court et l’antécédent familial de fracture de hanche. Le déficit en vitamine D, bien évidemment l’âge avancé et le sexe féminin.
 
Dr Anwar CHERKAOUI : Quelle est la différence entre la carence en vitamine D et l’ostéoporose ?
Dr EL AZIFI Boutayna: La carence en vitamine D touche plus de 90 % des femmes marocaines, tout âge confondu. Elle présente un des facteurs de risque de l’ostéoporose. La vitamine D est nécessaire à la minéralisation osseuse.
 
Dr Anwar CHERKAOUI : Comment diagnostiquer l’ostéoporose ?
Dr EL AZIFI Boutayna: La mesure de la densité osseuse est réalisée par une osteodensitometrie qui reflète la solidité de l’os. Et donc, c’est la diminution de cette densité osseuse qui permet le diagnostic de cette maladie. Souvent, l’ostéoporose est diagnostiquée au stade de fractures. Les plus fréquentes sont vertébrales (généralement dorsales basses et lombaires). La plus grave étant celle du col fémoral (hanche), qui entraine une mortalité importante dans l’année qui suit sa survenue.
 
Dr Anwar CHERKAOUI : Serait il tardif d’agir après une fracture ?
Dr EL AZIFI Boutayna: Non, il n’est jamais trop tard pour agir, une première fracture peut en annoncer d’autres. Il faut donc allez consulter son rhumatologue.
 
Dr Anwar CHERKAOUI : Existent-ils des moyens pour prévenir lamaladie ?
Dr EL AZIFI Boutayna: Le capital osseux est constitué généralement au cours des 20 premières années. Il doit être préservé en veillant à avoir des apports suffisants en vitamine D, ainsi qu’en calcium et en ayant une activité physique régulière. Une alimentation variée permet de couvrir les besoins en calcium de 1200mg par jour. Les produits laitiers sont ceux qui en contiennent le plus. Les sardines et les anchois font partie des poissons qui contiennent le plus de calcium. Une exposition au soleil, entre 11H et 15H, bras et jambes découverts, durant 15 minutes, au moins deux fois par semaines, est nécessaire pour couvrir les besoins en vitamine D.
 
Dr Anwar CHERKAOUI : Quels sont les traitements de l’ostéoporose ?
Dr EL AZIFI Boutayna: Au Maroc, il existe des médicaments par voie orale et d’autres par perfusion intraveineuse. Leur rôle est de bloquer la résorption osseuse. Ces médicaments sont généralement prescrits durant 5 années et seront associés selon les carences à une supplémentations en calcium et en vitamine D

20 octobre 2016 : Journée Mondiale de l’Ostéoporose

Femmes de la Cinquantaine, NON au Dos Courbé

stade osteoporose2016

Du fait de la fragilité osseuse, à partir de la cinquantaine, la femme peut présenter des tassements de ses vertèbres conduisant à une déformation du dos. Et lorsque plusieurs fractures-tassements des vertèbres se succèdent, ils amènent la patiente à mal se positionner. Généralement elle se voûte et le dos est courbé vers l’avant. De même, la perte de la taille fréquemment observée découle de ces tassements ostéoporotiques des vertèbres.

Lire la suite

12 octobre 2016 : Lancement de la 3ème Campagne de sensibilisation contre les maladies rhumatismales

 
" Ensemble contre les rhumatismes,
 
médecins rhumatologues et patients"
 

3eme Campagne sensibilisation contre maladies rhumatismales2016


Pour le 3ème année consécutive, la Société Marocaine de Rhumatologie (SMR), lance l'édition 2016 de sa campagne de sensibilisation contre les maladies rhumatismales,  indique son président  Dr Abdellah EL MAGHRAOUI, professeur à la Faculté de Médecine et de pharmacie de Rabat.

Lire la suite

19 octobre 2016 : Pharmanews N°361

 
Tiers payant : beaucoup de chemin reste à faire…
 
pharmaciesma002
 
Dans l’édition du 18 octobre 2016 de la lettre hebdomadaire de pharmacies.ma, son directeur, Dr Abderrahim DERRAJI, a soulevé la question de l’amélioration du tiers payant, comme procédure qui permettra à un plus grand nombre d’assurés, de bénéficier de prestations de qualités. Sante21.ma, reproduit l’intégralité de ce texte, en émettant le vœu, que d’autres professionnels de la santé, médecins et pharmaciens, relancent le débat
Dr A.C.
 
Les organisateurs du IVème Congrès national de pharmacoépidémiologie et pharmacoéconomie ont réservé toute la matinée du vendredi dernier à une session très intéressante au sujet du tiers payant des médicaments. Des intervenants en provenance d’Algérie, de Tunisie et de France ont exposé à l’assistance l’expérience de leur pays respectifs en la matière.
Ces trois experts ont mis en avant les points forts et les points faibles de leurs expériences. Ils ont aussi unanimement souligné l’importance de mettre en place des mécanismes permettant de rationaliser l’utilisation des ressources des caisses d’assurances maladies.  

Le Dr Naoufel EL Melhouf, Directeur du conventionnement et de la normalisation au sein de l’ANAM et M. Hamza Guedira, président du Conseil national de l’ordre des pharmaciens (CNOP) ont présenté à l’assistance l’expérience marocaine qui n’est qu’à ses balbutiements. Et si le Dr. Melhouf n’a pas tari d’éloges envers le CNOP qui a contribué à faciliter la mise en place du tiers payant, Le président du CNOP a plutôt déploré les difficultés qui sont apparues lors de la mise en place du tiers payant. Les tracasseries administratives ont découragé de nombreux pharmaciens à s’impliquer dans le tiers payant.

Le forfait instauré pour les produits dit onéreux pose également un problème aux pharmaciens d’officine puisque, sans défiscalisation de ces spécialités pharmaceutiques, ils continueront à les vendre à perte. La faible marge accordée aux grossistes-répartiteurs n'est pas, non plus, de nature à les encourager à détenir ces médicaments en stock. 

De par le nombre des bénéficiaires du tiers payant, et le nombre très faible des spécialités pharmaceutiques concernées, l’expérience marocaine reste, somme toute, assez modeste si on la compare aux pays voisins. Nous sommes au tout début d’un processus et beaucoup de chemin reste à parcourir pour améliorer l’accès aux thérapies et particulièrement celles concernant les pathologies lourdes et chroniques.

On espère que la mise en place de systèmes d’information rassurera davantage les gestionnaires des caisses pour qu'ils continuent à améliorer les prestations fournies aux assurés. 


 Dr Abderrahim DERRAJI

13 octobre 2016 : Lancement d’un grand projet structurant au Centre Hospitalier Universitaire Ibn Sina

Un consortium Espagno-Marocain pour la mise en place du Système d’Information Hospitalier « SIH » dans le plus grand complexe hospitalo-universitaire du Royaume
SIH CHIS logoSocietes2016.jpg Dr Anwar CHERKAOUI
 
Un consortium Espagno-Marocain ( Seidor et Gladius), vient de s’adjuger le marché de la mise en place d’un système d’Information Hospitalier dans le plus grand complexe hospitalo-universitaire du Royaume, en l’occurrence le Centre Hospitalo-universitaire Ibn Sina. Ce consortium à la lourde tâche, durant les  30 mois à venir, de procéder à l’acquisition et  l’implémentation d’un système d’information Hospitalier (SIH). Cela, en assurant toutes les mesures d’accompagnement pour la réussite de ce projet, notamment l’information et la formation des utilisateurs.

Lire la suite

Hommage à deux pionniers de la cancérologie Marocaine

De gauche à Droite : Dr M.El Morchid, Dr Daniel Serin, Dr Faouzi Habib et Dr A. Bouih

Dr Anwar CHERKAOUI

 
« La radiothérapie est utile pour plus de 50% des patients atteints de cancer. En sachant qu’environ 6 millions de patients sont traités dans le monde en 2014 par 14 000 appareils de radiothérapie dont 12 000 accélérateurs et 2 000 Cobalt, dont plus de 98% bénéficient aux pays occidentaux des USA et d’Europe », a relevé Pr Pierre BEY, cancérologue de renommée internationale, lors du 13ème cours supérieur Franco-Maghrébin de Sénologie, qui a clôt ses travaux, samedi 1 octobre 2016 à Essaouira.
 
Par ailleurs, indique Dr Faouzi Habib, co-Fondateur avec Dr Daniel Serin de ce cours, « La radiothérapie est indispensable pour 45% des patients qui guérissent avec une diminution constante des effets secondaires tardifs ».

Lire la suite

Nos partenaires

Sante21.ma

La Santé au 21ème sciecle

L'actualité médicale et pharmaceutique au maroc.

Suivez-nous sur Facebook