Dr Anwar CHERKAOUI Expert en communication médicale et journalisme de santé
Il y a des moments où une profession tout entière se regarde dans le miroir… et se découvre plus soudée qu’on ne l’imaginait.
L’agression ignoble dont a été victime une jeune consœur, harcelée par un individu — probablement en détresse psychiatrique — a déclenché un véritable séisme d’indignation dans la communauté médicale.
Il y a des hommes qui traversent le paysage de la santé sans bruit, mais dont l’empreinte reste profonde, lumineuse, tenace.
Le Dr Ben Bouazza Bouazzaoui fait partie de ceux-là : un pharmacien érudit, un auteur rigoureux, un témoin précieux de l’évolution de la pharmacie au Maroc.
Sa plume, patiente et honnête, a raconté ce que beaucoup taisaient, expliqué ce que d’autres simplifiaient, éclairé des zones que la mémoire collective risquait d’oublier.
Par Dr Anwar CHERKAOUI, expert en communication médicale et journalisme de santé
Des morts évitables dans le silence administratif
Chaque jour, des Marocaines et des Marocains meurent faute d’un organe disponible.
Ces morts ne sont pas inévitables : elles sont la conséquence directe d’un système désorganisé, d’une coordination inexistante et d’une absence de vision stratégique.
Dr Anwar CHERKAOUI Expert en communication médicale et journalisme de santé
Le retrait du dossier relatif aux centres médicaux de proximité, annoncé dans la lettre datée du 20 novembre 2025, a été interprété par certains professionnels de la santé comme une marche arrière inattendue du groupe Akdital.
Pourtant, une lecture attentive du document révèle une réalité différente : il ne s’agit pas d’une renonciation, encore moins d’un abandon du projet d’expansion, mais bien d’un recul tactique destiné à désamorcer une tension professionnelle et à repositionner l’offensive sur un autre terrain.
Expert en communication médicale et journalisme de santé
Au Maroc, le malaise du secteur de la santé privée ne vient pas seulement du « noir » qui circule dans certaines transactions, mais d’une nomenclature tarifaire totalement dépassée.
Cette tarification, héritée d’une autre époque, ne correspond plus ni aux réalités économiques, ni au coût réel des soins, ni à l’évolution technologique des actes médicaux.
Prenons un exemple concret : une journée d’hospitalisation en vue d’un acte chirurgical, est encore cotée à 550 dirhams.
La réforme imminente du Code du travail soulève une inquiétude majeure : l’article 272, tel qu’il est rédigé, pourrait condamner les patients atteints de maladies chroniques graves à une double peine — celle de la maladie et celle de la perte d’emploi.
Cet article stipule qu’un salarié en arrêt maladie de plus de 180 jours consécutifs est considéré comme démissionnaire.